Le Standard a fait match nul contre Courtrai. Courtrai était dernier. C’était vendredi dernier, et c’était de justesse.
J’ai lu le compte rendu à la friterie, le lundi, comme d’habitude. Walfoot parle d’un visage d’impuissance jamais vu cette saison. J’ai relu deux fois. Le score n’avait pas changé.
Puis il y a eu la conférence de presse d’Alexis Trouillet, joueur français du Standard. Un journaliste lui a demandé de comparer le Standard et Marseille. Il a répondu qu’il ne savait pas, mais que le Standard est un club spécial. Je trouve cette réponse juste. En 1980, personne n’aurait posé la question. On savait que Sclessin, c’était Sclessin. Marseille, c’était loin, et il y faisait plus chaud. Je ne critique pas. Je compare.
Il a dit aussi : « Si nous avions la réponse à notre irrégularité, nous mettrions les choses en place pour que les résultats du début de saison reviennent ». De mon temps, on n’avait pas d’irrégularité. On perdait, ou on gagnait. Le mot est arrivé avec les analyses vidéo. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce vocabulaire-là.
Et cette phrase, que je garde : « Les gens ici sont très authentiques, ils en attendent beaucoup de toi. Quand ça ne va pas, ils te le disent. C’est aussi la force de ce club ». Ça, c’est vrai depuis longtemps. Avant les écrans géants. Avant les conférences de presse avec un panneau de sponsors derrière la tête.
Question bête, Marcel, mais en 1980, on comparait le Standard avec qui ?
Avec le Standard de l’année d’avant, mademoiselle. C’était suffisant.
Le calendrier continue. Beveren à domicile, qui dépasserait le Standard en cas de victoire vendredi. Puis Lommel en déplacement, Lommel déjà classé plus haut. J’irai peut-être à Sclessin pour Beveren. Si le match est à trois heures. J’ai vérifié l’horaire dans mon hebdomadaire. Il ne le donne pas. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.







