Alors, tactiquement, le Standard a fait match nul contre Courtrai, qui était dernier, vendredi dernier. De justesse. Walfoot parle d’un visage d’impuissance jamais vu cette saison. J’ai lu ça sur mon GSM, assis sur le banc du terrain 2, celui en pente que toute la province connaît, en attendant que le délégué retrouve la clé du local à ballons.
Après, Alexis Trouillet est passé en conférence de presse. Il dit que le groupe travaille bien à l’entraînement et se remet beaucoup en question pour aller chercher les résultats. Je connais. C’est exactement ce que je dis au président, au conditionnel, le dimanche soir à la buvette.
Puis il a dit ceci : « Si nous avions la réponse à notre irrégularité, nous mettrions les choses en place pour que les résultats du début de saison reviennent ». Ça, c’est une phrase de coach. L’irrégularité, moi, je l’ai mise dans ma farde, onglet rouge, entre les absents et les enfants à aller chercher à 17 h. Je n’ai pas trouvé la réponse non plus, mais j’ai trouvé une explication : le terrain. À un terrain plat près, hein.
Il y a aussi le calendrier. Courtrai et Beveren à domicile, puis un déplacement à Lommel. Beveren dépasserait le Standard en cas de victoire vendredi, et Lommel est déjà classé plus haut. Trois matchs, trois profils. Moi, je préparerais ça en 4-4-2, le seul système honnête, et je ferais travailler les transitions le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Trouillet a ajouté : « Les périodes compliquées, ça arrive en football, on en est conscient ». C’est vrai. Chez nous, la période compliquée commence en octobre et finit quand la pelouse sèche.
Freddy, tu compares le Standard à ta P3. Là, c’est une honte. Je pèse mes mots.
Elle a raison sur un point : eux ont un terrain plat. J’ai refermé la farde, j’ai écrit « remise en question » sur le tableau du vestiaire préfabriqué, et le feutre a séché avant la fin du mot.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




