Un nul contre le dernier. Le Standard n’est pas mon club, je ne dirai pas lequel l’est, la belle-famille lit ce site. Mais un club belge qui fait match nul de justesse contre Courtrai, dernier du classement, vendredi dernier, ça me concerne. Walfoot parle d’un visage d’impuissance jamais vu cette saison. Là, c’est une honte. Je pèse mes mots.
Puis j’ai lu la conférence de presse d’Alexis Trouillet, au kicker du café, avec un cornet de frites pour le moral. Il dit que le groupe travaille bien à l’entraînement et se remet beaucoup en question. Le groupe vit bien, ça se voit. Il dit aussi : « Les périodes compliquées, ça arrive en football, on en est conscient ». C’est exactement ce que j’ai écrit dans « Les Diables du dimanche » après notre dernier nul. Mot pour mot, presque. Je ne savais pas que j’étais joueuse professionnelle.
Et cette phrase sur les supporters : « Les gens ici sont très authentiques, ils en attendent beaucoup de toi. Quand ça ne va pas, ils te le disent. C’est aussi la force de ce club ». Un joueur qui dit que la tribune est une force, même quand elle parle fort. Là, c’est historique. Je pèse mes mots. Enfin, pas mal.
On lui a demandé si le Standard ressemblait à Marseille. Il a dit qu’il ne savait pas, mais que le Standard est un club spécial. Historique aussi. Deux historiques et une honte dans la même conférence de presse, mon thermomètre ne sait plus où se mettre.
Nadine, un nul de justesse contre le dernier, chez moi on appelle ça un point pris en pente.
Le calendrier, maintenant. Beveren à domicile, et Beveren dépasserait le Standard en cas de victoire vendredi. Puis Lommel en déplacement, Lommel qui est déjà classé plus haut. Mon beau-frère, celui qui supporte l’autre club, m’a envoyé le classement à minuit. Je l’ai retiré du groupe. Je l’ai remis à minuit deux. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




