Un agent qui dit « 100 % transparent ». Là, c’est historique. Je pèse mes mots. J’ai lu ça au kicker du café, sur Walfoot, et j’ai posé mon cornet.
L’agent, c’est Stijn Francis, ancien joueur de Westerlo et de Louvain. Son agence, Stirr Associates, a géré l’été dernier les transferts de Kostas Karetsas, Nathan De Cat, Loïs Openda et Jarne Steuckers. Quatre dossiers, et aucun n’est arrivé dans mon groupe WhatsApp comme « deal imminent » trois semaines avant. Ça aussi, c’est historique.
Dans son entretien au Grand Rectangle, il dit que la seule façon de résoudre le conflit entre commissions et intérêt du joueur, c’est d’être 100 % transparent et de laisser la décision au joueur. Il raconte aussi avoir perdu un client : « On a perdu un client qui nous a dit : tu n’es pas assez corrompu, tu ne sais pas me mettre dans l’un de ces vingt clubs. Les bons clients nous demandent du contrôle, les mauvais disent : tu dois me mettre dans tel club ».
Là, c’est une honte. Je pèse mes mots aussi. Pas pour lui, hein. Pour le métier qui donne envie à quelqu’un de prononcer cette phrase.
Il dit qu’au début, son agence était bloquée dans certains clubs parce que de grands agents étaient contre elle. Il voulait juste, selon ses mots, « ne rien faire dans leur dos ». Et il ajoute : « Et ça a eu du succès ». On a manqué de réussite au départ, mais il y a du positif.
Il cite aussi Zinho Vanheusden, qui avait un club anglais, un club italien et le Standard, ce dernier payant beaucoup moins. J’ai lu la phrase au groupe. Mon beau-frère a répondu un pouce. Il ne répond jamais un pouce.
Laisser la décision au joueur, je le fais depuis des années. Enfin, quand ils sont onze à me la demander.
J’ai changé la description du groupe : « transparence, 100 % ». Douze membres, zéro commission. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.






