Westerlo a perdu 4-1 contre Anderlecht samedi soir au Lotto Park. Avant, il s’est passé quelque chose que j’ai noté dans mon carnet, onglet « avant-match ». Le car des joueurs a été arrêté sur la route dans le cadre d’une opération nationale de contrôle, selon Het Belang van Limburg. Tous les joueurs sont descendus. Un chien renifleur a inspecté le bus et le matériel. Environ une demi-heure. Puis Westerlo a pu continuer vers Anderlecht.
Jusque-là, je suivais. C’est la phrase d’après qui m’a arrêtée, moi. Westerlo « s’est encore brièvement isolé avant le coup d’envoi, ce qui a permis de compenser en grande partie le temps perdu ».
Question bête, mais comment on compense du temps en s’isolant ? J’ai relu trois fois dans le train de 7 h 32. Si je m’isole dix minutes dans mon kot, j’ai perdu dix minutes de plus. Là, une équipe s’isole et elle récupère une demi-heure. J’ai demandé autour de moi. On m’a expliqué que c’est comme ça depuis toujours, d’accord, mais encore ? Personne n’a su me dire où on s’isole dans un stade de foot, avec qui, ni pourquoi c’est plus rapide qu’ensemble.
Au basket, ça n’existe pas, j’ai regardé. On a un temps mort, il dure une minute, on sait quand ça s’arrête.
Au club, l’opération a suscité une certaine surprise. Issame Charaï a dit, selon Walfoot : « Les joueurs étaient clairement impressionnés, mais cela n’a pas eu d’impact sur notre match ». J’ai créé un nouvel onglet : « choses qui impressionnent un joueur de foot ». Pour l’instant il y a une ligne : un chien qui renifle le sac de ballons.
S’isoler, c’est la causerie. Moi je la fais dans le préfabriqué, porte fermée. Enfin, quand la porte ferme.
Donc s’isoler, c’est fermer une porte et parler vite. J’ai vérifié, et en fait c’est ça. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.






