Westerlo a perdu 4-1 contre Anderlecht samedi soir. Au Parc Astrid. Je ne dis pas l’autre nom.
Avant le match, le car des joueurs a été arrêté sur la route. Une opération nationale de contrôle, selon Het Belang van Limburg. Tous les joueurs sont descendus. Un chien renifleur a inspecté le bus et le matériel. Une demi-heure, environ. Ensuite Westerlo a pu poursuivre vers Anderlecht.
J’ai lu ça à la friterie, lundi, dans mon hebdomadaire. Je n’ai rien contre le contrôle. Je n’ai rien contre le chien. J’ai quelque chose contre l’heure du car.
De mon temps, une équipe partait le matin pour un match à trois heures. Elle arrivait trop tôt. Les joueurs s’asseyaient. Ils attendaient. On appelait ça le déplacement. Une demi-heure au bord de la route ne changeait rien, parce qu’on avait prévu trois heures de trop. Aujourd’hui, tout est calculé à la minute. Une minute de travers et il faut rattraper.
Et on rattrape. Westerlo s’est encore brièvement isolé avant le coup d’envoi, ce qui a permis de compenser en grande partie le temps perdu. Une demi-heure compensée en s’isolant. En 1980, on ne compensait rien. On était en avance. Je ne critique pas. Je compare.
Au club, il y a eu une certaine surprise. Issame Charaï l’a dit, selon Walfoot : « Les joueurs étaient clairement impressionnés, mais cela n’a pas eu d’impact sur notre match ». Je le crois. Une demi-heure au bord d’une route, c’est long. Mais c’est moins long qu’un contrôle de la VAR, et personne n’a dû descendre du terrain.
Ils ont compensé en s’isolant, Marcel. Ça, c’est historique.
Le car est arrivé. Le match a eu lieu. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.



