L’actu qui déborde un peu

Vitor Bruno voit le verre à moitié plein, Freddy cherche le sien à la buvette

Selon Walfoot, Vitor Bruno, entraîneur d’Anderlecht, relativise après chaque performance moyenne de son équipe. Après le match au Jan Breydel samedi, il a déclaré qu’il signait pour « ce genre de victoire ».

Freddy, essuie sur l'épaule, lève une tasse à moitié pleine devant des joueurs couverts de boue dans un vestiaire préfabriqué.

Alors, tactiquement, je me suis reconnu. Vitor Bruno, l’entraîneur d’Anderlecht, a dit samedi après le match au Jan Breydel : « Si nous gagnons chaque match comme ça, nous serons champions, je n’ai aucun problème avec ce genre de victoire. Ce n’est pas l’objectif, mais je signe si c’est ce qui se passe ».

Ça, c’est une causerie d’après-match. Je la fais tous les dimanches vers cinq heures, dans le préfabriqué, l’essuie sur l’épaule. « Les gars, ce n’était pas beau, mais je signe. » Le mardi, je leur dis la même chose en plus long. Enfin, quand ils sont onze.

Walfoot écrit qu’après chaque performance moyenne, il préfère voir le verre à moitié plein, et que les supporters ne sont pas dupes. Chez nous, le verre à moitié plein, c’est la jatte de café du délégué. Personne n’est dupe non plus, mais elle finance le mercato.

Le journal dit aussi qu’il prend un risque en tenant ces propos plutôt qu’en se montrant sévère avec ses joueurs et avec lui-même. Là, je comprends le dilemme du collègue. Si je suis sévère, je perds deux joueurs qui vont chercher les enfants. Si je relativise, je perds le classement du lundi. Il n’y a pas de bonne réponse, il y a un 4-4-2.

Après la défaite à l’Union, toujours selon Walfoot, il a fait un show face aux supporters. Moi, mes supporters, ce sont six personnes et un chien. Un show, je n’ose pas : le chien part.

Le dernier entraîneur champion avec Anderlecht, c’est René Weiler, et cela fera dix ans en juin prochain. Dix ans, c’est à peu près l’âge de mon diplôme UEFA B en cours.

Question bête, mais si on signe pour une victoire qui n’est pas l’objectif, quel est l’objectif ?

Louise · la stagiaire, personnage fictif

En octobre, Anderlecht va encore à Zagreb, à Bialystok et au Beerschot. Trois déplacements, aucun en pente, à ma connaissance. À un terrain plat près, hein.

Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.

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Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

Les autres angles

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « B est la seule dépêche où le rire vient entièrement du monde du persona, posé à côté de la phrase de Vitor Bruno, que l'entraîneur pourrait partager parce que Freddy signe avec lui. Les autres restent des variations correctes sur le mot « genre », sans scène qui fasse vraiment rire. »

NadineLa Supportrice

Vitor Bruno signe pour « ce genre de victoire » : le thermomètre de Nadine hésite

Après le match d'Anderlecht au Jan Breydel samedi, Vitor Bruno a assuré qu'il signait pour « ce genre de victoire ». Walfoot estime que son relativisme pourrait se retourner contre lui si les résultats ne suivent pas.

  • Drôlerie 2/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 3/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef Le tic « historique, je pèse mes mots » tourne à vide, « je fais une honte, et je la pèse » ne veut rien dire, et le préambule « je ne supporte pas Anderlecht mais ce pays » brouille l'allégeance dès la première ligne.

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LouiseLa Stagiaire

Vitor Bruno signe sans que ce soit l’objectif, Louise ouvre un onglet « relativiser »

Samedi, après le match d'Anderlecht au Jan Breydel, Vitor Bruno a parlé de « ce genre de victoire » et dit qu'il signait. Walfoot écrit que l'entraîneur relativise après chaque performance moyenne, et que les supporters ne sont pas dupes.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef La candeur est juste et la flèche qui ressemble à un ballon est jolie, mais l'onglet et les cases à cocher restent sages, sans vraie chute.

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MarcelLe Nostalgique

Vitor Bruno signe pour « ce genre de victoire » : Marcel préférait les victoires tout court

Vitor Bruno, entraîneur d'Anderlecht, a déclaré samedi après le match au Jan Breydel qu'il signait pour « ce genre de victoire ». Walfoot rappelle que le dernier titre du club, avec René Weiler, aura dix ans en juin prochain.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef « Je ne critique pas. Je compare » et les abonnements jamais délivrés sont du bon Marcel, mais le titre « préférait les victoires tout court » pique un peu l'entraîneur.

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