« Ce genre de victoire. » J’ai relu la phrase trois fois, à la friterie, lundi.
Samedi, Anderlecht a joué au Jan Breydel. Après la rencontre, Vitor Bruno a dit : « Si nous gagnons chaque match comme ça, nous serons champions, je n’ai aucun problème avec ce genre de victoire. Ce n’est pas l’objectif, mais je signe si c’est ce qui se passe ».
En 1980, une victoire n’avait pas de genre. On gagnait. On rentrait. Le lundi, on lisait le score. Il n’y avait rien à signer.
Walfoot écrit que l’entraîneur relativise après chaque performance moyenne, et que les supporters ne sont pas dupes. Après la défaite à l’Union, il a fait un show face aux supporters. De mon temps, l’entraîneur ne faisait pas de show. Il mettait son manteau. Je ne critique pas. Je compare.
René Weiler est le dernier entraîneur champion avec Anderlecht. Cela fera dix ans en juin prochain. Walfoot parle d’une délivrance si le titre revient en 2026-2027. Dix ans. J’ai des abonnements plus anciens que ça, et ils n’ont jamais demandé à être délivrés.
Le journal juge aussi que le relativisme pourrait se retourner contre lui si les résultats ne suivent pas. Ça, c’est vrai depuis toujours. Le seul point sur lequel l’époque n’a rien inventé.
Marcel, une victoire au Jan Breydel, c’est historique. Je pèse mes mots.
En octobre, Anderlecht doit encore aller à Zagreb, à Bialystok et au Beerschot. Trois matches. Trois genres, peut-être. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




