Question bête, mais on peut signer pour quelque chose qui n’est pas l’objectif ?
Samedi, Anderlecht a joué au Jan Breydel. Après la rencontre, son entraîneur portugais, Vitor Bruno, a dit : « Si nous gagnons chaque match comme ça, nous serons champions, je n’ai aucun problème avec ce genre de victoire. Ce n’est pas l’objectif, mais je signe si c’est ce qui se passe ». J’ai recopié la phrase dans mon carnet, dans le train de 7 h 32, et j’ai créé un onglet.
J’ai voulu comprendre « ce genre ». Une victoire, au basket, c’est une victoire. Il n’y a pas de genre, j’ai regardé. En football, apparemment, il y en a plusieurs, et on peut gagner tout en signant avec une petite réserve.
Walfoot explique qu’après chaque performance moyenne, Vitor Bruno préfère voir le verre à moitié plein. Le journal dit aussi que c’est un risque : si les résultats ne suivent pas, son relativisme pourrait se retourner contre lui. Donc on relativise pour se protéger, et la protection peut se retourner. J’ai dessiné une flèche qui revient sur elle-même. Elle ressemble à un ballon.
J’ai appris aussi que le dernier entraîneur champion avec Anderlecht est René Weiler, et que cela fera dix ans en juin prochain. Walfoot écrit qu’un titre en 2026-2027 serait une délivrance. On m’explique qu’à ce stade, tout le monde signe. D’accord, mais encore ?
Louise, en P3, on signe pour tout. Même pour un nul sur le terrain 2.
En octobre, il reste Zagreb, Bialystok et le Beerschot. J’ai noté les trois dans l’onglet, avec une case à cocher par genre de victoire. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




