Anderlecht a perdu 2-1 au Beerschot et quitte la Coupe de Belgique au premier match. Ça, je l’ai compris tout de suite : au basket aussi, quand on perd, on sort.
Ce que j’ai moins compris, c’est l’après. J’ai ouvert l’onglet « conférences de presse » de mon carnet, dans le train de 7 h 32. Vitor Bruno a dit : « C’est ma faute si on a perdu. » Plusieurs fois. J’ai noté chaque fois d’un petit trait. Question bête, mais si c’est sa faute, pourquoi le dire plusieurs fois ? Une fois, c’est un aveu. Plusieurs, c’est presque une méthode.
Ensuite, il a dit que l’équipe avait causé beaucoup de difficultés au Beerschot, même à 10, et qu’elle « joue mieux que les semaines précédentes ». J’ai fait une colonne « mieux » et une colonne « éliminé ». Les deux sont remplies. On m’explique que c’est normal, que tous les entraîneurs voient du positif. D’accord, mais encore ?
Il a aussi parlé de circonstances qu’on ne contrôle pas : l’absence de VAR en Coupe. J’avais un onglet entier sur la VAR qui prend trop de temps. Je dois en ouvrir un sur la VAR qui manque.
Ludwig Augustinsson dit que ses coéquipiers lui ont raconté qu’il y avait une faute avant le deuxième but. Lui-même ne l’affirme pas, il rapporte. J’ai trouvé ça honnête. Il rappelle que dix joueurs sont arrivés cet été et que l’équipe est « en construction ». Au basket, on dirait qu’on joue sans connaître les systèmes.
Et la crise ? Vitor Bruno a répondu qu’il ne voyait pas la situation comme ça. J’ai vérifié : avant ce match, Anderlecht était cinquième de Pro League avec un 0/6 en Europa League. Je n’ai pas de définition officielle de la crise. J’ai cherché, et en fait personne ne sait.
La crise, c’est quand le délégué arrête de venir. Tant qu’il vient, on construit.
Prochain déplacement : le Jagiellonia Bialystok, puis La Gantoise. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : L'Avenir.







