Le Standard a battu Dender 2-0 en Coupe de Belgique. Huitièmes de finale. J’ai lu ça à la friterie, lundi, dans mon hebdomadaire. Le score n’avait pas changé.
Il y a un détail que j’ai relu deux fois. En tout début de match, Casper Nielsen s’est fait écraser le pied au moment de frapper dans le rectangle. L’arbitre, Anthony Letellier, n’a pas réagi. Et personne n’est allé regarder un écran. Parce qu’à ce stade de la Coupe, il n’y a pas d’assistance vidéo.
Pas de VAR. Pas d’écran. Pas de rectangle dessiné en l’air avec les doigts. Un arbitre a vu une action, il a décidé, on a continué à jouer. J’ai reposé ma fourchette. C’était 1980, un vendredi d’octobre.
Adnane Abid, qui a marqué et donné la passe du 2-0, était frustré par cette absence de vidéo. Il a dit : « Casper m’a dit qu’il n’avait jamais vu de penalty aussi clair ». Je comprends. Je ne critique pas. Je compare.
De mon temps, on appelait ça une phase de jeu. On en parlait au café jusqu’au jeudi. Le vendredi, on avait un autre match pour en parler. Aujourd’hui, on veut que tout soit tranché avant la mi-temps, revu, recadré, archivé.
Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là. Le reste du match, le Standard a souffert en deuxième mi-temps, Matthieu Epolo a dû s’interposer plusieurs fois. Ça, aucun écran ne l’aurait changé.
Question bête, mais si la VAR n’existe qu’à partir d’un certain tour, est-ce que le penalty, lui, existe avant ?
Je n’ai pas répondu à la petite. Le Standard est en huitièmes, et Casper Nielsen garde un penalty que personne n’a revu.
Le fait est vrai, on a vérifié : L'Avenir.






