Alors, tactiquement. Le Standard a battu Dender 2-0 en Coupe de Belgique, il est en huitièmes, et après le match Ibrahim Karamoko a dit que l’équipe avait manqué d’organisation en deuxième mi-temps. J’ai ouvert ma farde. J’ai la même page, avec la même phrase, datée de dimanche dernier.
Première mi-temps, rien à dire. Adnane Abid ouvre le score, puis il donne la passe sur le 2-0. Un joueur qui marque et qui sert, c’est ce que je demande à mon numéro dix chaque mardi. Il me répond qu’il a piscine avec la petite.
Ensuite le Standard a reculé contre une équipe de D2, et Matthieu Epolo a dû s’interposer plusieurs fois. Je connais. Le bloc descend de dix mètres, personne ne sort, le gardien devient le meilleur joueur et tout le monde fait semblant que c’était prévu. Chez moi, en plus, la deuxième mi-temps se joue en montée. Ça excuse beaucoup. Eux, ils n’ont même pas la pente.
Karamoko a déclaré : « On aurait aimé être plus serein pour prendre davantage de confiance ». Serein, c’est mon objectif de saison depuis 2011, en même temps que mon diplôme UEFA B.
Et Adnane Abid : « On doit gagner en régularité. À part contre l’Antwerp, il n’y a aucun match où on a été très bons pendant 90 minutes ». Ça, je le respecte. Un match à nonante minutes, j’en ai eu un. Il y avait du brouillard, l’arbitre n’a vu que la première mi-temps.
Un 2-0 et ils s’excusent. Historique. Je pèse mes mots.
Mardi, je fais travailler la sortie de bloc en deuxième mi-temps. Enfin, quand ils sont onze. J’ai noté « organisation » en rouge dans la farde, juste sous « Standard, 2-0, huitièmes ».
Le fait est vrai, on a vérifié : L'Avenir.



