Alors, tactiquement. Anderlecht a perdu 2-1 au Beerschot, sorti de la Coupe dès son entrée. Ali Maamar exclu à l’heure de jeu pour un geste de frustration. À dix pendant une demi-heure.
J’ai lu ça le lundi, en même temps que le classement de P3, et j’ai eu deux verdicts pour le prix d’un.
Vitor Bruno dit que c’est sa faute. Plusieurs fois. Moi aussi je le dis à mon vestiaire, mais une fois, et en regardant le terrain. Lui, il voit une équipe qui joue mieux : « On a réussi à leur causer beaucoup de difficultés même quand nous étions à 10. Nous avons manqué de certaines bonnes décisions dans les 30 mètres adverses. » Les trente mètres adverses, chez nous, c’est la partie du terrain qui descend. On y prend des mauvaises décisions par gravité.
Ce qui m’a parlé, c’est Ludwig Augustinsson. Dix nouveaux joueurs cet été, une équipe encore en construction. Dix. Moi, quand j’en ai deux nouveaux, je refais toute ma farde et le délégué réimprime les licences avec une imprimante qui a connu l’ancien mister. Dix, c’est un vestiaire où personne ne sait encore qui ramène les chasubles.
Augustinsson dit aussi : « Nous avons eu beaucoup d’opportunités, mais le ballon ne rentre pas. » Ça, je le dis chaque dimanche. Je ne pensais pas qu’à leur niveau ils avaient le même ballon.
Dix nouveaux, c’est historique. Enfin, il faut qu’ils se connaissent. Je pèse mes mots.
Interrogé sur une crise, Vitor Bruno ne voit pas la situation comme ça. Un mister qui refuse le mot crise, je comprends : chez nous, la crise, on la garde pour quand la buvette ferme. Prochains chantiers : le Jagiellonia Bialystok, puis La Gantoise. À un terrain plat près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : L'Avenir.




