Anderlecht a perdu 4-0 contre La Gantoise. Avant, l’équipe avait été éliminée de la Coupe par Beerschot, qui joue en deuxième division. Depuis, on critique beaucoup l’entraîneur, Vítor Bruno. J’ai lu sa réponse dans le train de 7 h 32, carnet ouvert.
Il a dit à Het Nieuwsblad que la critique ne le touche pas, qu’il en recevra toujours, et qu’il savait en débutant comme coach que ça faisait partie du métier. Jusque-là, je suis. Puis cette phrase : il a « les bons outils » pour remettre ça à sa place et filtrer la critique qui compte.
Question bête, mais c’est quoi, un outil pour filtrer une critique ? J’ai ouvert un onglet. J’ai écrit : passoire ? tamis ? bouton « muet » ? On m’explique que c’est une image, d’accord, mais encore ? J’ai vérifié, et en fait personne ne sait à quoi ça ressemble. Au basket, on a un tableau des fautes. Il est accroché au mur.
Il donne un exemple, et c’est le plus clair de tout ce que j’ai lu cette semaine. S’il aligne Bentayeb contre Westerlo et qu’il ne marque pas, on dira qu’il aurait dû aligner Cvetkovic, Sikan ou Bertaccini. Donc la critique existe avant le match. Elle attend. Elle a déjà trois noms.
Alors, tactiquement, c’est simple : tu joues à deux devant. Le 4-4-2, ça divise les critiques par deux.
J’ai noté la solution de Freddy, puis j’ai fait le calcul. Quatre attaquants, deux places : il reste toujours deux noms pour la critique. Le filtre ne disparaît pas, il change d’onglet.
Il dit aussi qu’il est très sévère envers lui-même, et que si lui ose dire du mal de lui, les autres oseront aussi. Je trouve ça logique. J’ai souligné deux fois. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.






