Marc Coucke, l’actionnaire principal d’Anderlecht, est allé dans une émission-débat, Happy Hour, sur VTM. Il y a parlé des journalistes. Selon Voetbalkrant, il a dit : « Un certain nombre de journalistes dont nous savons qu’en fait ils supportent une autre équipe essaient alors de nous déstabiliser. Ou ils attendent que ça aille un peu moins bien ? Évidemment. »
J’ai lu ça à la friterie, le lundi. Mon hebdomadaire était plié à côté du cornet.
Il a qualifié de « pur fake news » l’article qui donnait trois matchs à Vitor Bruno pour faire ses preuves. Fake news. En 1980, on disait « une erreur dans le journal ». On l’apprenait le jeudi suivant, en page six, en petit. Et c’était réglé.
Il y a eu un autre détail. Dans l’émission, le journaliste montré à l’image n’était pas celui qui avait écrit les articles. Marc Coucke s’en est irrité. De mon temps, on ne voyait pas le visage des journalistes. On voyait leurs initiales. On se trompait d’initiales, parfois. Personne n’en faisait une émission.
Le contexte est connu. Élimination en Croky Cup face à Beerschot. Des résultats européens décevants. Quatre à zéro contre La Gantoise. Il affirme qu’il n’y a « absolument pas de crise », et que le club a bien figuré face à Gand pendant longtemps. Il trouve Vitor Bruno très talentueux, reconnaît un manque d’expérience, et le club veut l’accompagner.
Je ne critique pas. Je compare. Avant, une défaite, c’était un lundi gris. Aujourd’hui, c’est un débat télévisé, un démenti, et une photo du mauvais journaliste.
Marcel, en 1980, il y avait des émissions-débats ? J’ai cherché, je n’ai pas trouvé l’heure.
Il y en avait. On les éteignait. Les prochains matchs sont contre Westerlo, Salzbourg et le Club Bruges. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.







