Alors, tactiquement, trois matchs, c’est quoi ? Chez nous, c’est six semaines si le terrain 2 tient, et deux mois s’il drache.
J’ai lu ça le lundi, la farde ouverte sur la table de la buvette. Marc Coucke, l’actionnaire principal d’Anderlecht, était dans Happy Hour sur VTM. Un article avait écrit que le club donnait encore trois matchs à Vitor Bruno. Lui a répondu, selon Voetbalkrant : « Ce même journaliste a aussi écrit un article dans lequel il annonce que nous avons décidé de donner encore trois matchs à Bruno pour faire ses preuves. C’est du pur fake news. »
Il a aussi dit : « Si tu lis cet article en tant que joueur ou coach, ça donne du stress, hein. J’ai trouvé que ça dépassait les bornes. » Ça, je le comprends de l’intérieur. Mon président aurait dit un jour, paraît-il, qu’il me laisserait jusqu’au tour final. Je n’ai jamais su lequel.
Le contexte, je le note dans la marge : éliminé en Croky Cup par Beerschot, des résultats européens décevants, 4-0 contre La Gantoise. Marc Coucke estime qu’Anderlecht a longtemps bien figuré face à Gand. Moi aussi je dis ça dans le vestiaire préfabriqué. Le 4-4-2 a tenu jusqu’à la soixantième, et après, deux sont partis chercher les enfants.
Il trouve Vitor Bruno très talentueux et reconnaît un manque d’expérience. Le club veut l’accompagner et garder la structure sportive. L’expérience, ça se met en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Louise m’a demandé pourquoi je recopiais le calendrier d’Anderlecht dans ma farde.
Il a écrit Westerlo, Salzbourg, Bruges, et en dessous : terrain plat, terrain plat, terrain plat.
Les trois prochains matchs sont contre Westerlo, Salzbourg et le Club Bruges. Trois matchs, sans ultimatum, d’après l’actionnaire principal, qui ne voit « totalement aucune crise ». À un terrain plat près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




