Anderlecht a perdu 4-0 contre La Gantoise. Il y avait eu, avant, une élimination en Coupe contre Beerschot, en deuxième division. J’ai lu tout ça à la friterie, le lundi. Le score n’avait pas changé.
L’entraîneur, Vítor Bruno, a répondu aux critiques. La critique ne le touche pas, a-t-il dit à Het Nieuwsblad. Il en recevra toujours. Il le savait en commençant le métier.
Toujours. C’est le mot juste. Je le dis sans ironie. En 1976, j’étais au Parc Astrid pour Anderlecht-Standard, debout, sous la drache. On critiquait l’entraîneur à la quarantième minute. Pas d’écran géant. Pas de réseau. La critique faisait le tour de la tribune à pied. Elle arrivait quand même.
Il a donné un exemple. S’il aligne Bentayeb contre Westerlo et que celui-ci ne marque pas, on dira qu’il fallait Cvetkovic, Sikan ou Bertaccini. Quatre noms. De mon temps, il y en avait un, et on disait qu’il en fallait un autre. Le principe n’a pas bougé. Seule la liste s’est allongée.
Quatre noms dans une seule phrase, c’est historique. Je pèse mes mots.
Nadine pèse beaucoup de choses.
Il dit aussi avoir les bons outils pour filtrer les critiques qui comptent. Des outils. Nous avions l’hebdomadaire papier. Il arrivait le mardi. Le temps qu’on lise, l’entraîneur avait déjà rejoué. C’était un filtre, lui aussi. On ne l’appelait pas comme ça.
Je ne critique pas. Je compare. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.



