Alors, tactiquement, Anderlecht a perdu 4-0 contre La Gantoise, après avoir été sorti de la Coupe par Beerschot, un club de deuxième division. Les critiques tombent sur Vítor Bruno. Il a répondu dans Het Nieuwsblad que ça ne le touche pas et qu’il en recevra toujours.
Et là il donne l’exemple qui m’a fait poser ma jatte de café. S’il démarre avec Bentayeb contre Westerlo et que Bentayeb ne marque pas, on dira qu’il fallait Cvetkovic, Sikan ou Bertaccini. Collègue, je connais. Chez moi c’est pareil, le dimanche à trois heures, sauf que les trois noms, c’est le délégué, le président au conditionnel et le gars de la buvette. Et ils me le disent avant le match.
Il dit qu’il savait, en commençant comme coach, que les critiques font partie du métier. Moi je l’ai compris le premier jour, quand on m’a reproché le terrain en pente. Je n’avais pas encore touché un ballon.
Ce qui me plaît, c’est son histoire d’outils pour filtrer la critique qui compte. Le mien, c’est ma farde. Page un, la compo. Page deux, ce qu’on m’en dira. Je remplis la page deux le samedi, comme ça je gagne du temps.
De mon temps, l’entraîneur ne donnait pas d’exemple. Il donnait une composition. Je ne critique pas. Je compare.
Marcel a raison sur un point : la compo parle d’elle-même. Mais quatre attaquants pour une place, ça, je ne connais pas. En P3, quand j’ai quatre attaquants le dimanche, c’est qu’on a oublié de prévenir les défenseurs. Le niveau en P3 a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte, mais pas encore jusque-là.
Il dit aussi qu’il est très sévère envers lui-même. Pareil. Le lundi, je regarde le classement comme un verdict, et je suis toujours d’accord avec lui.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.



