La Turquie est dernière du groupe. Deux matchs, deux défaites, zéro point. Là, c’est historique pour nous avant même le coup d’envoi. Je pèse mes mots.
Et puis j’ai lu Walfoot au kicker du café, et j’ai dû reposer mon verre. Mark van Bommel a revu les matches récents des Turcs, à la Coupe du monde et en Ligue des Nations contre la France et l’Italie. Il relève leurs occasions. Selon lui, la Turquie a constamment dominé ses adversaires en expected goals, et son efficacité est sans doute son point de travail. Donc ils dominent tout le monde. Et ils n’ont rien. Là, c’est une honte. Pour eux ou pour nous, je ne sais pas encore, mais je la sens arriver.
Nous, on a trois points : 0-2 contre l’Italie, historique, puis 0-1 contre la France au Stade Roi Baudouin, une honte. Le même groupe. Ça vit bien, ça se voit, ça change juste de température chaque semaine.
Le sélectionneur a dit : « On veut gagner toutes les rencontres qu’on dispute, encore plus que ce sera à domicile. Le stade de Sclessin doit nous stimuler. » J’ai copié ça dans le groupe WhatsApp « Les Diables du dimanche ». Mon beau-frère a répondu par le mot « xG » suivi d’un point d’interrogation. Il ne sait pas ce que c’est. Moi non plus, mais je l’ai déjà dit trois fois à table comme si.
Un but attendu, c’est un but qui n’est pas venu.
Une victoire vendredi à 20 h 45, et les Diables passent six points devant la Turquie après trois journées. Six points. Historique, quoi. Enfin, pas mal. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.







