Westerlo-Beveren, 4-4. J’ai suivi ça sur Sporza avec mon cornet de frites, et à la 102e minute, le cornet était vide depuis longtemps. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Historique pour Beveren d’abord. Premier point à l’extérieur cette saison. Et Beveren n’avait pris aucun point dans ses cinq matchs où il était mené. Mené 3-1, mené 4-3, et il revient. Olatunji égalise à la 88e, puis de la tête à la 102e. Deux buts, entré en jeu. Lokesa aussi, entré quelques secondes avant de marquer. Le banc vit bien, ça se voit.
Historique pour Westerlo aussi. Saito ouvre, Bassette marque deux fois, dont un penalty décidé par l’arbitre Letellier, Saito remet un deuxième penalty en fin de match. Le club était à 12 sur 12 et a frôlé son premier 15 sur 15 dans l’élite. Frôler un record, c’est déjà historique. Enfin, pas mal.
Le seul problème, c’est le groupe WhatsApp. À 3-1, j’avais écrit « historique ». À 3-3, mon beau-frère a répondu « historique aussi ». À 4-3, j’ai remis « historique ». À 4-4, plus personne n’a rien écrit pendant six minutes. Douze membres. Le silence le plus long de l’histoire du groupe.
Issame Charaï, l’entraîneur de Westerlo, s’est dit déçu de la carte rouge de Laalaoui, « mais on gagne et on perd ensemble », a-t-il dit à Sporza. Viktor Boone, lui, a parlé à Sporza d’un « grand soulagement ».
Question bête, mais si les deux sont historiques, qui a gagné ?
Personne, Louise. Un point chacun. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.







