Alors, tactiquement, Westerlo-Beveren, c’est un match de coaching. Le 4-4 au Kuipje, je l’ai repris lundi sur ma farde, avec un bic rouge pour Westerlo et un bleu pour Beveren. À la fin, la page était violette.
Je reprends. Saito ouvre, Kaboré égalise à la demi-heure. Bassette met Westerlo devant juste avant la pause, puis marque un penalty après la pause, sifflé par l’arbitre Letellier : 3-1. À ce moment-là, chez moi, je fais mes changements pour aller chercher les enfants.
Beveren, lui, fait entrer Lokesa. Quelques secondes plus tard, 3-2. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Puis Olatunji, entré lui aussi, égalise à la 88e. Deuxième penalty pour Westerlo en fin de match, Saito le met : 4-3. Et Olatunji, de la tête, à la 102e : 4-4. Deux buts pour lui. Deux changements, trois buts : je respecte. Je m’incline, même.
Westerlo venait de faire 12 sur 12 et a manqué de peu son premier 15 sur 15 dans l’élite. Beveren n’avait jamais pris un point dans ses cinq matchs où il était mené. Premier point à l’extérieur de la saison.
Issame Charaï, l’entraîneur de Westerlo, s’est dit déçu de la carte rouge de Laalaoui. « Mais on gagne et on perd ensemble. Le reste est un moment d’apprentissage pour nous », a-t-il dit à Sporza. Moment d’apprentissage. Je vais l’écrire en haut de ma farde, à côté de « ne pas oublier les cartes ».
Freddy, ta farde violette, c’est historique. Je pèse mes mots.
La 102e minute, je ne la connais pas. Chez nous, à 16 h 45, le délégué éteint l’éclairage du terrain 2. À un terrain éclairé près, hein, on la jouait aussi.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




