Westerlo et Beveren ont fait 4-4. Le dernier but est tombé à la 102e minute. J’ai lu le score dans mon hebdomadaire, à la friterie, le lundi. J’ai relu la minute deux fois.
Cent deux. En 1980, un match durait nonante minutes. Parfois nonante-deux, si l’arbitre avait perdu son sifflet. On regardait sa montre, on savait. Aujourd’hui, la montre ne sert plus qu’à constater qu’on n’est pas rentré.
Je reprends le fil, pour être juste. Saito ouvre pour Westerlo. Kaboré égalise à la demi-heure. Bassette marque juste avant la pause, puis un penalty après, décidé par l’arbitre Letellier. Lokesa entre et marque quelques secondes plus tard. Olatunji égalise à la 88e. Deuxième penalty pour Westerlo en fin de match, Saito le transforme. Puis Olatunji, de la tête, à la 102e.
Huit buts. Deux penaltys. Je ne critique pas. Je compare.
Westerlo restait sur 12 sur 12 et a manqué de peu son premier 15 sur 15 dans l’élite. Beveren prend son premier point à l’extérieur cette saison, lui qui n’avait rien pris dans ses cinq matchs où il était mené. C’est un beau résultat pour eux. Je le note sans amertume. Presque.
Issame Charaï, l’entraîneur de Westerlo, a dit à Sporza : « Le reste est un moment d’apprentissage pour nous. » Un moment d’apprentissage à la 102e minute. De mon temps, à cette heure-là, on avait déjà appris le résultat à la radio.
Marcel, la 102e, c’est le moment où mon délégué éteint les lumières.
Notez que je ne suis pas contre le temps additionnel. Je suis contre ce temps additionnel-là. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




