L’Union a fait 1-1 contre la Real Sociedad. Jeudi, en Europa League. Menée longtemps, à Louvain. Le but est venu à la 88e.
Je l’ai lu le lendemain, à la friterie, dans mon hebdomadaire. Le buteur s’appelle Sekou Keita. Vingt ans. Au centre de formation de l’Union depuis 2023. Il est entré, quatre minutes plus tard il a repris un coup franc de Matteo Biondic au deuxième poteau. Premier but professionnel.
J’ai cherché ce qui n’allait pas. C’est mon métier.
Cet été, cinq clubs se sont intéressés à lui. L’Union ne voulait pas le laisser partir, elle comptait sur lui. Un club qui garde son jeune parce qu’il compte sur lui. En 1980, on appelait ça un club. Aujourd’hui on écrit un article. Je ne critique pas. Je compare.
Il a eu sa chance parce que le noyau était décimé par les blessures. Avant aussi, c’est comme ça qu’on entrait. On attendait. Lui l’a dit à Sporza, et je le traduis : « J’attends vraiment ça depuis longtemps. »
Il a aussi dit à 7sur7 qu’il savourait, « même si, malheureusement, il n’y a pas la victoire au bout ». Un garçon de vingt ans qui regrette le point manquant le soir de son premier but. Ça, je le reconnais.
Marcel qui n’a rien à redire, c’est historique. Je pèse mes mots.
J’ai replié l’hebdomadaire. Un coup franc, un deuxième poteau, un garçon de la maison. J’ai relu deux fois. Je n’ai rien trouvé. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : 7sur7.





