Un match suisse avec deux Belges dedans, enfin, deux anciens de chez nous : pour moi, c’est un match belge. Lausanne recevait Thun. Sur le banc de Lausanne, Luka Elsner, qui a entraîné le Standard pendant six mois. Côté Thun, Brighton Labeau, ancien attaquant de l’Union. Je l’ai posté dans « Les Diables du dimanche » avant même de savoir le score. Mon beau-frère a répondu par un pouce. Il répond toujours par un pouce.
70e minute : Lausanne mène 4-1. Là, c’est historique. Je pèse mes mots. Un ex-coach du Jupiler qui met quatre buts, c’est la preuve que notre championnat forme des gens.
Vingt minutes plus tard : 4-5. Thun a marqué quatre buts en vingt minutes, et le dernier, c’est Labeau, tard dans le temps additionnel. Là, c’est une honte. Je pèse mes mots aussi. Sauf que c’est un ancien de l’Union qui marque, donc c’est historique. Donc mon thermomètre affiche les deux, et il a commencé à couler par le bas.
Le détail qui m’a achevée : Labeau n’a joué à l’Union qu’après le départ d’Elsner du club. Ils ne se sont jamais croisés à Bruxelles. Il fallait la Suisse. C’est un signe, et je ne sais toujours pas de quoi.
Ensuite, Lausanne-Sport a mis fin à sa collaboration avec Elsner. Dans son communiqué, cité par Voetbalkrant, le club dit que les résultats sont déterminants dans le football professionnel. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si : un 4-1 à la 70e, j’aurais gardé l’entraîneur jusqu’à la 70e de la semaine suivante, au moins.
Nadine, à 4-1, moi je fais deux changements pour les enfants. Ça ne m’a jamais coûté un match. On n’a jamais mené 4-1, d’accord.
J’ai mangé mon cornet de frites froid, pour le moral. Maintenant, on prend match après match, hein. Même ceux de Thun.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.







