Alors, tactiquement, je vais vous dire pourquoi Harry Winks a raison, et je n’ai même pas besoin du terrain plat pour ça.
Harry Kane a été élu Ballon d’Or 2026. Il y avait eu des campagnes de communication pour Kylian Mbappé et pour Lamine Yamal. Kane gagne. Et son ancien coéquipier à Tottenham, Harry Winks, aujourd’hui à Cagliari, dit dans la Gazzetta dello Sport : « Le meilleur avec qui j’ai joué ? C’est Mousa Dembélé ! » Un milieu. Un Diable.
Je l’ai lu sur Walfoot, avec ma jatte de café à la buvette, et j’ai ouvert ma farde à la page des milieux. Chez moi, c’est la page la plus raturée. L’attaquant, tout le monde le voit, il est devant, il lève les bras. Le milieu, personne ne le voit sauf celui qui joue à côté. Winks jouait à côté.
Moi, mon meilleur, ce n’est pas celui qui marque. C’est celui qui garde le ballon quand le terrain 2 descend vers la buvette et que le vent pousse dans le même sens. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Walfoot nuance, et je respecte. Selon eux, Mousa Dembélé n’a jamais vraiment pu évoluer dans un club qui se battait pour remporter des trophées. Et il n’a jamais vraiment presté au même niveau en équipe nationale qu’en club. Je note. Mais un coéquipier, ça ne lit pas un palmarès, ça se souvient d’un ballon qu’on lui a rendu propre.
Un joueur qui félicite un autre joueur sans campagne de communication. Je ne critique pas. Je compare.
Pour le collectif, j’ai fait une chose dimanche. Au lieu de l’homme du match, j’ai demandé à chacun le meilleur à côté de qui il avait joué. Trois ont cité le délégué. Il ne joue pas. Mais il avait pensé aux cartes.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.






