Harry Kane a été élu Ballon d’Or 2026. Avant cela, des campagnes de communication avaient été menées pour Kylian Mbappé et Lamine Yamal. Des campagnes. Pour un ballon.
En 1980, ça ne serait jamais arrivé. On regardait les matchs. On se faisait un avis. Personne ne nous envoyait de brochure.
J’ai lu la suite lundi, à la friterie, dans Walfoot que le patron laisse traîner à côté de mon hebdomadaire. Harry Winks, ancien milieu de Tottenham, ancien coéquipier de Kane, aujourd’hui joueur de Cagliari, a parlé à la Gazzetta dello Sport. Il a dit : « Le meilleur avec qui j’ai joué ? C’est Mousa Dembélé ! »
Il y a un point d’exclamation dans la phrase. Je ne l’aurais pas mis. Mais je comprends l’intention.
Un homme a partagé le vestiaire d’un Ballon d’Or. Et c’est un ancien Diable qu’il nomme. Voilà un vote comme je les aime. Un votant. Une phrase dans un journal.
Walfoot précise que Mousa Dembélé n’a jamais vraiment pu évoluer dans un club se battant pour des trophées. Et qu’il n’a jamais vraiment presté en équipe nationale au même niveau qu’en club. Je note. De mon temps aussi, les meilleurs n’avaient pas toujours les coupes. On les reconnaissait quand même.
Préféré au Ballon d’Or, Marcel. Historique. Je pèse mes mots.
Elle pèse beaucoup de mots. Notez que je ne suis pas contre les prix. Je suis contre les prix qu’on doit expliquer avec des campagnes. Le compliment de Winks, lui, tient en une ligne.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.



