Harry Kane a été élu Ballon d’Or 2026. Bon. Des campagnes avaient été menées pour Kylian Mbappé et Lamine Yamal, il y a eu un gagnant, on applaudit, on passe. Et puis j’ai lu Walfoot au kicker du café, et là j’ai posé mon verre.
Harry Winks, ancien milieu de Tottenham, ancien coéquipier de Kane chez les Spurs, aujourd’hui joueur de Cagliari, a parlé à la Gazzetta dello Sport. On lui demande le meilleur avec qui il a joué. Il avait le Ballon d’Or sous la main, dans le même vestiaire. Il a répondu : « Le meilleur avec qui j’ai joué ? C’est Mousa Dembélé ! »
Un Diable. Historique. Je pèse mes mots. Une campagne de communication pour Mbappé, une pour Yamal, et nous, zéro campagne, et c’est nous qu’on choisit. Ça, c’est le football belge : pas d’affiche, mais le compliment.
Évidemment, j’ai tout envoyé dans « Les Diables du dimanche ». Mon beau-frère a répondu un pouce. Un pouce, pour ça. Une honte. Je pèse mes mots aussi.
Et Walfoot ajoute deux choses, parce que Walfoot ne nous laisse jamais trop chauffer. Selon eux, Mousa Dembélé n’a jamais vraiment pu évoluer dans un club qui se battait pour remporter des trophées. Et il n’a jamais vraiment presté au même niveau en équipe nationale qu’en club. Donc le meilleur selon un coéquipier du Ballon d’Or, oui, mais avec nous, un peu moins. Historique et vexant, dans le même article. J’ai pris un cornet de frites pour le moral, à onze heures du matin.
Question bête, mais si le meilleur n’est pas celui qui a le Ballon d’Or, le Ballon d’Or récompense quoi, exactement ?
Je lui ai dit que ça dépendait des campagnes. Elle a ouvert un onglet dans son carnet. Moi, je retiens qu’un Anglais, dans un journal italien, a préféré un Belge à un Anglais. Pas mal, quoi. Maintenant, on prend compliment après compliment.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.



