Question bête, mais quand on remercie quelqu’un, d’habitude, on le garde, non ? Lausanne-Sport a mis fin à sa collaboration avec son entraîneur Luka Elsner après une défaite contre Thun. Et le communiqué, que Voetbalkrant reproduit en néerlandais, je l’ai traduit dans le train de 7 h 32, carnet ouvert à l’onglet « communiqués ».
Le club remercie sincèrement Luka Elsner pour le travail fourni et pour la qualité de ses relations avec les joueurs, le staff, les collaborateurs et la direction. Il lui souhaite beaucoup de succès pour la suite de sa carrière. Jusque-là, on dirait un discours de départ à la retraite, avec gâteau.
Puis arrive le « mais ». Mais comme les résultats sont déterminants dans le football professionnel, la dynamique sportive actuelle et toutes les parties concernées ont mené à la conclusion qu’une fin de collaboration était aujourd’hui la meilleure décision. Toutes les parties. J’ai cherché qui c’était. Le communiqué ne le dit pas. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Le résultat, lui, je l’ai compris. Lausanne menait 4-1 à la 70e minute. Thun a marqué quatre buts en vingt minutes et a gagné 4-5, avec un but de Brighton Labeau tard dans le temps additionnel. Au basket, mener de trois paniers à la fin, ça ne veut rien dire, tout le monde le sait. Au football, on m’avait expliqué que 4-1, c’était fini. On m’explique que c’est comme ça depuis toujours, d’accord, mais encore ?
Dernière découverte : Luka Elsner a lui-même raconté, selon Voetbalkrant, que les médias polonais appelaient son équipe un cabaret, parce qu’il y avait un nouveau spectacle chaque semaine. J’ai créé un onglet « cabaret ».
Un communiqué qui remercie avant de congédier. On appelait ça la politesse. Elle arrivait après, autrefois.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre. Le communiqué fait deux phrases, et mon onglet en est à trois pages.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




