Question bête, mais c’est quoi, une zone mixte ? Thibaut Courtois en parle au micro d’Onda Cero, un média espagnol, et j’ai lu ses mots dans Walfoot, dans le train de 7 h 32. Il revient sur la demi-finale de la Coupe du monde 2018 : la France a gagné 1-0, un but de la tête de Samuel Umtiti à la 51e minute. La Belgique était dirigée par Roberto Martinez.
Après le match, il avait critiqué la manière de jouer des Français devant la presse. C’est de là qu’est né le « seum belge ». J’ai ouvert un onglet « seum » dans mon carnet. Il est vide pour l’instant, mais il a une couleur.
Aujourd’hui, il raconte : « Je suis allé parler à la presse et c’était justement la presse française. J’étais très énervé, j’ai parlé d’antifootball et encore aujourd’hui, ils en plaisantent en France. »
Il explique aussi : « C’est normal. Tu mènes 1-0 dans une demi-finale de Coupe du monde, évidemment que tu vas tout faire pour faire passer le temps. Mais avec la frustration de perdre une demi-finale, et j’avais aussi 26 ans à l’époque, tu arrives en zone mixte encore très énervé. »
Donc j’ai deux questions. Un : faire passer le temps. Le temps passe tout seul, non ? J’ai vérifié, et en fait au foot il passe, mais il est ensuite rendu à la fin, sans qu’on sache combien. Au basket, le chrono s’arrête, j’ai regardé. Personne n’a besoin de le faire passer.
Deux : la zone mixte. On m’explique que c’est le couloir où les joueurs croisent les journalistes juste après le match. Juste après. Encore en sueur, encore à la 90e minute dans la tête. On m’explique que c’est comme ça depuis toujours, d’accord, mais encore ?
Chez nous, la zone mixte, c’est le parking. Et le journaliste, c’est la belle-mère.
Ce qui me plaît, c’est la fin de l’interview. Courtois dit : « Je pense qu’il faut d’abord être autocritique. » Il dit qu’il essaie de dire les choses comme elles sont. Huit ans plus tard, il a donc fait sa propre zone mixte, au micro d’Onda Cero. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.






