Le 1-0 de 2018, je l’ai encore dans la gorge. Tête de Samuel Umtiti, 51e minute, demi-finale de Coupe du monde, Roberto Martinez sur le banc. Une honte. Je pèse mes mots. Enfin, une demi-finale de Coupe du monde, c’est historique aussi. Les deux, voilà.
Et voilà que Thibaut Courtois en reparle, au micro d’Onda Cero, en Espagne. J’ai lu ça sur Walfoot au café, à côté du kicker. Il dit : « Dans les dix dernières minutes, Kylian faisait un peu le malin sur le côté et je me suis beaucoup énervé. » Moi aussi, Thibaut. Moi aussi. Sauf que moi, c’était sur mon canapé, et personne ne m’a tendu de micro.
Lui, il a parlé à la presse française. Il a dit « antifootball ». C’est de là que vient le « seum belge », et il dit lui-même qu’en France, ils en plaisantent encore aujourd’hui. Mon beau-frère aussi en plaisante encore. Il n’est pas français, il supporte juste l’autre club.
Le plus fort, c’est la suite. Courtois reconnaît : « C’est normal. Tu mènes 1-0 dans une demi-finale de Coupe du monde, évidemment que tu vas tout faire pour faire passer le temps. » Il ajoute qu’il avait 26 ans. Et il dit : « Je pense qu’il faut d’abord être autocritique. »
Autocritique. J’ai posté le mot dans le groupe « Les Diables du dimanche ». Douze membres, zéro réponse pendant vingt minutes. Puis mon beau-frère a envoyé un pouce.
De mon temps, on perdait, on rentrait, et on ne relisait pas ses déclarations huit ans plus tard.
Moi je dis : un gardien qui revient sur sa colère, qui dit « quand je fais une erreur, je suis le premier à l’admettre », c’est historique. Je pèse mes mots. On a manqué de réussite en 2018, mais il y a du positif, même en 2026. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.



