L’actu qui déborde un peu

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Courtois revient sur l’« antifootball » de 2018, Louise cherche ce qu’est une zone mixte

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 5/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef « Un mot nouveau pour une chose très ancienne », « Elle pèse beaucoup de mots, Nadine » et le « rien trouvé à comparer » donnent un Marcel sec et tendre, sans exclamation, que Courtois partagerait volontiers.

Courtois revient sur le « seum belge » de 2018, Marcel n’a jamais eu besoin du mot

Thibaut Courtois est revenu au micro d’Onda Cero sur la demi-finale de la Coupe du monde 2018 perdue 1-0 face à la France, et sur ses déclarations d’après-match qui avaient donné naissance au « seum belge ». Il dit qu’il faut d’abord être autocritique.

Louise, carnet et micro en main, hésite dans un couloir de stade sous un panneau « Zone mixte », devant un emplacement vide.

La France a battu la Belgique 1-0 en demi-finale de la Coupe du monde 2018. Samuel Umtiti, de la tête, à la 51e minute. Roberto Martinez dirigeait les Diables. Je m’en souviens. Je n’ai pas cherché à oublier.

Thibaut Courtois en reparle aujourd’hui. Au micro d’Onda Cero, un média espagnol. J’ai lu ça dans Walfoot, imprimé par ma petite-fille, à la friterie. Il raconte qu’après le match, il avait parlé à la presse française. Il avait dit antifootball. On en a fait le « seum belge ».

Le seum. Il a fallu un mot nouveau pour une chose très ancienne. En 1980, on perdait, on était déçu, et on appelait ça être déçu. Je ne critique pas. Je compare.

Courtois explique aussi : « Tu mènes 1-0 dans une demi-finale de Coupe du monde, évidemment que tu vas tout faire pour faire passer le temps. » Il avait 26 ans. Il dit qu’il est arrivé en zone mixte encore très énervé.

La zone mixte. Encore une invention. De mon temps, le joueur rentrait au vestiaire, prenait sa douche, et parlait le lendemain, refroidi. Le journaliste attendait. C’était son métier, d’attendre.

Une demi-finale de Coupe du monde, Marcel. Historique et une honte, les deux. Je pèse mes mots.

Nadine · la supportrice, personnage fictif

Elle pèse beaucoup de mots, Nadine.

Il reste la dernière phrase de Courtois : « Je pense qu’il faut d’abord être autocritique. Quand je fais une erreur, je suis le premier à l’admettre et à le dire sans problème. » Je l’ai relue deux fois. Je n’ai rien trouvé à comparer. Ça m’arrive peu.

Il dit aussi qu’en France, ils en plaisantent encore aujourd’hui. Huit ans. Nous, on a mis quarante ans à sourire de 1980. Enfin. C’est l’époque.

Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « D tient le meilleur équilibre entre fidélité et chutes sèches, avec un regard bienveillant sur l'autocritique de Courtois. C était plus drôle mais ajoute un détail de match que la source ne contient pas. »

LouiseLa Stagiaire

Courtois revient sur l’« antifootball » de 2018, Louise cherche ce qu’est une zone mixte

Au micro du média espagnol Onda Cero, Thibaut Courtois est revenu sur la demi-finale de la Coupe du monde 2018 perdue 1-0 contre la France, sur une tête de Samuel Umtiti à la 51e minute. Il reconnaît qu'il était très énervé en zone mixte et qu'il avait 26 ans.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 5/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef Louise est candide et juste, et l'onglet « seum » vide « mais qui a une couleur » fait sourire, mais la chute sur sa zone mixte en Espagne arrive trop sagement et la belle-mère de Freddy frôle la vie privée.

L’autre angle

NadineLa Supportrice

Courtois admet qu’il était « très énervé » en 2018, Nadine aussi, et sans micro

Thibaut Courtois a reconnu au micro d'Onda Cero sa colère après la demi-finale du Mondial 2018 perdue 1-0 contre la France, quand il avait parlé d'antifootball. Il juge normal qu'une équipe qui mène fasse passer le temps et prône l'autocritique.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef « Personne ne m'a tendu de micro » est une vraie trouvaille, mais le dernier paragraphe empile trois clichés d'interview et le « une honte » initial ravive le seum au lieu d'en rire.

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