Le Portugal a battu la Norvège 2-1. Dimanche soir, à Porto. Après avoir été mené. Il est en quarts de finale de cette Ligue des nations, une compétition dont je n’ai toujours pas compris pourquoi elle existe. Mais je ne critique pas. Je compare.
J’ai lu le résumé lundi, à la friterie, dans mon hebdomadaire. La Norvège a ouvert le score par Kristoffer Ajer, à la 36e, sur un coup franc lointain de Martin Odegaard. João Cancelo a égalisé à la 38e, sur une longue touche de Nuno Mendes. Gonçalo Ramos a marqué le but de la victoire à la 79e. Vitinha, João Félix, Ramos. Trois noms pour un but. De mon temps, il en fallait un, et il était souvent avant-centre.
Cristiano Ronaldo était absent. Il l’était déjà jeudi contre le Danemark. Le Portugal a gagné les deux fois. Douze points en quatre rencontres.
Jorge Jesus a déclaré qu’il serait convoqué pour la prochaine fenêtre. Et qu’il pouvait revenir quand il voulait. « C’est à lui de décider », a-t-il dit, selon 20 Minutes.
Voilà ce qui me laisse songeur. En 1980, c’était le sélectionneur qui décidait. Il lisait sa liste à la radio. Si votre nom n’y était pas, vous l’appreniez avec tout le monde, en mangeant. Personne ne vous laissait la porte ouverte. On ne parlait pas de portes.
Notez que je respecte les chiffres. 234 sélections. 146 buts. Meilleur buteur et joueur le plus capé de l’histoire du Portugal. Ce sont des chiffres de l’ancien monde, ceux qu’on écrivait au crayon dans la marge.
Question bête, Marcel, mais en 1980, il y avait des fenêtres internationales ?
Il y avait des fenêtres. On les ouvrait pour entendre le stade. Je n’ai pas répondu davantage.
Le Portugal gagne sans lui et lui garde la place. Les deux à la fois. Prochaine liste, prochaine fenêtre. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : 20 Minutes.







