Ce n’est pas mon équipe, je précise. Mais j’ai regardé Portugal-Norvège dimanche soir, et là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Mené au score, le Portugal. Kristoffer Ajer, à la 36e, demi-volée sur un coup franc lointain de Martin Odegaard. J’ai dit à mon beau-frère : c’est une honte. Deux minutes plus tard, João Cancelo égalise à la retombée d’une longue touche de Nuno Mendes. Historique à nouveau. Et à la 79e, Gonçalo Ramos, sur un ballon lobé de Vitinha remisé par João Félix. 2-1, qualifiés pour les quarts. Trois températures en quarante-trois minutes, mon thermomètre a demandé un congé.
Et le plus fort, c’est que Cristiano Ronaldo n’était pas là. Pas jeudi contre le Danemark non plus. Le Portugal gagne quand même : 12 points en quatre rencontres. Le joueur le plus capé et le meilleur buteur de l’histoire du pays, 234 sélections et 146 buts, et l’équipe avance sans lui. Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle ou une honte. Les deux, sans doute. Pour eux, je veux dire.
Jorge Jesus a déclaré qu’il serait convoqué pour la prochaine fenêtre, et qu’il pouvait revenir quand il voulait : « S’il veut revenir, les portes sont ouvertes. »
J’ai mis la phrase dans le groupe WhatsApp « Les Diables du dimanche ». Onze réactions, un pouce de mon beau-frère. Chez nous, quand un sélectionneur dit qu’un joueur peut revenir quand il veut, on passe trois semaines à analyser chaque mot. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
Moi, Nadine, mon joueur qui peut revenir quand il veut, il revient en général à la 60e, avec les frites.
Bref. Un pays qui gagne sans sa légende, se qualifie, et garde la porte ouverte quand même : il y a du positif. Pas mal, quoi. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : 20 Minutes.




