Alors, tactiquement, je veux parler de l’échauffement. Cristiano Ronaldo, 41 ans, s’est longuement échauffé contre la Norvège et n’est pas entré. Ensuite il a quitté le rassemblement du Portugal avant le Danemark. Mardi, il a publié un long communiqué.
Dedans, une phrase de coach : Jorge Jesus lui avait demandé s’il se sentait capable de jouer 30 minutes. Il a dit oui. Et puis rien. Ça, chez moi, ça s’appelle un mardi. Je demande à quelqu’un s’il tient une demi-heure, il dit oui, et à la 70e je dois faire entrer celui qui doit partir chercher les enfants. Cinq changements, dont deux logistiques.
Le joueur de 41 ans qui s’échauffe, je le connais. Le mien en a moins, mais il fait le tour du terrain 2 avec la même dignité, en montée sur un côté.
Ce qui me dépasse, c’est l’après. Une réunion en visioconférence avec le sélectionneur, le conseiller Tiago Craveiro et Simão Coutinho, directeur sportif d’Al-Nassr. Un document de huit points que Jesus devait énoncer en conférence de presse. Parmi eux : reconnaître une erreur pour l’échauffement sans entrée à Oslo. Ronaldo assure qu’aucune note ne demandait d’excuses.
Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin de visioconférence : il a le délégué. Huit points, j’ai sorti ma farde, j’en ai écrit trois au bic, j’ai calé à « on refait le bloc ».
Question bête, mais si on s’échauffe sans jouer, on s’échauffe pour quoi ?
Ronaldo reconnaît aussi ne pas avoir salué les supporters, s’en excuse, auprès de ses coéquipiers et du peuple portugais, et dit qu’il n’aurait pas dû partir. Jorge Jesus avait assumé ses choix publiquement et laissé la porte ouverte. Ronaldo se dit disponible et prêt à accepter une sanction.
Moi, j’ai collé une note dans ma farde : demander les 30 minutes après le match, pas avant.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.






