Question bête, mais qui écrit ce que dit l’entraîneur en conférence de presse ? Je croyais que c’était l’entraîneur.
Cristiano Ronaldo a publié mardi un long communiqué. Il y raconte une réunion en visioconférence avec Jorge Jesus, son conseiller Tiago Craveiro et Simão Coutinho, directeur sportif d’Al-Nassr. Après cette réunion, il dit avoir validé un document de huit points que le sélectionneur devait énoncer devant la presse avant le Danemark.
J’ai ouvert un nouvel onglet dans mon carnet. Rouge. « Conférence de presse : auteurs ».
Un des points : Jesus devait reconnaître une erreur pour avoir fait échauffer Ronaldo sans le faire entrer à Oslo. Ronaldo précise qu’aucune note ne demandait d’excuses. J’ai noté la nuance. Reconnaître une erreur, oui ; s’excuser, non. J’ai souligné deux fois et je n’ai pas encore compris.
Ensuite, Ronaldo a quitté le rassemblement. Il dit que Jesus a rompu sa parole pour la deuxième fois. Il reconnaît aussi qu’il n’a pas salué les supporters, s’en excuse et dit qu’il n’aurait pas dû partir. « Une erreur dont je suis entièrement responsable », a-t-il dit.
Donc, si je résume dans mon carnet : un document pour reconnaître l’erreur de l’un, un communiqué pour reconnaître l’erreur de l’autre. Deux erreurs, deux textes. Au moins, c’est équilibré.
En 1980, l’entraîneur parlait sans papier. Il disait peu. C’était déjà trop.
Jorge Jesus, lui, avait dit publiquement qu’il n’y avait aucun incident et assumé ses choix. J’ai cherché si ces mots-là figuraient dans les huit points. Le communiqué ne le dit pas.
Ronaldo avait aussi préparé une lettre d’adieux après la Coupe du monde, avant de se raviser à la demande de la fédération. Il a donc écrit une lettre qu’il n’a pas envoyée et des notes qu’un autre devait lire. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.



