Cristiano Ronaldo a publié un communiqué mardi, et je l’ai lu deux fois, la deuxième au kicker du café, parce que la première fois j’ai cru que c’était deux textes différents.
D’un côté : Jorge Jesus a rompu sa parole « pour la deuxième fois », selon le récit rapporté par The Guardian. Il raconte avoir entendu des expressions et une agressivité qu’il ne pensait pas mériter, une attitude de « je veux, je peux et je commande » que le sélectionneur ne lui avait jamais montrée en privé la veille. Là, c’est une honte. Je pèse mes mots.
De l’autre, dans le même texte : il n’a pas salué les supporters en Norvège, il s’excuse, auprès de ses coéquipiers et du peuple portugais. « Une erreur dont je suis entièrement responsable. » Il n’aurait pas dû partir. Là, c’est historique. Je pèse toujours mes mots, ils sont lourds aujourd’hui.
Le thermomètre a fait les deux dans le même texte. Moi, d’habitude, j’ai besoin d’un match entier pour ça.
Et il y a la Norvège. Il s’est longuement échauffé sans entrer. Ça, je connais : le joueur qui s’échauffe le long de la tribune 2, à vingt mètres de ma place 14, et qui finit par se rasseoir. On souffre avec lui. Selon Ronaldo, Jesus lui avait demandé s’il se sentait capable de jouer 30 minutes, et il avait répondu oui.
J’ai envoyé le communiqué au groupe « Les Diables du dimanche ». Mon beau-frère a répondu par un pouce. Un pouce, sur huit points.
Trente minutes, je les promets aussi le dimanche. Après, il y a la pente.
Jorge Jesus, lui, avait dit publiquement qu’il n’y avait aucun incident et laissé la porte ouverte. Ronaldo se dit disponible et prêt à accepter une sanction. La source néerlandaise parle de novembre.
On a manqué de communication, mais il y a du positif. Maintenant, on prend communiqué après communiqué, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.



