Question bête, mais comment est-ce qu’un vestiaire peut ne pas croire un arrêt qui vient de se passer devant lui ?
J’ai lu l’article de Sporza dans le train de 7 h 32, carnet ouvert. Mike Penders, gardien belge de Chelsea, n’a pas encaissé de but contre Manchester United. Dans les dernières minutes, une frappe de Mbeumo, il la détourne du bout des doigts, elle finit sur la barre. Après le match, il a dit : « Je veux un replay, parce qu’ils ne me croyaient pas dans le vestiaire. »
J’ai ouvert un onglet. Hypothèse un : ses coéquipiers regardaient ailleurs. Hypothèse deux : ils l’ont vu, mais ils veulent la preuve. Hypothèse trois, la plus troublante : lui non plus ne l’a pas vu. Parce qu’il l’a dit, je cite toujours Sporza : « Je n’ai pas vu partir le ballon, mais j’ai encore pu y mettre les doigts. »
Donc le seul témoin direct de l’arrêt, c’est la barre. Et elle ne parle pas.
On m’explique que c’est normal, qu’un gardien réagit avant de voir. D’accord, mais encore ? Au basket, quand on contre un tir, on le sait, toute la salle le sait, et le contreur le mime pendant trois possessions. J’ai regardé.
Il y a un contexte. Lors de ses débuts dans les buts de Chelsea, contre Tottenham, il avait fait une erreur, et la presse britannique avait qualifié son intervention de « catastrophique ». Sporza écrit qu’il a ensuite repris le fil de sa saison, et que cette parade en est l’illustration. Je comprends mieux le replay : pour la parade de Tottenham, il y avait déjà des images.
Il ne faut pas le croire, il faut le voir. Et moi je l’ai vu cent fois depuis hier. Historique. Je pèse mes mots.
J’ai encore une question pour mon onglet : dans un vestiaire, qui décide qu’un arrêt est cru ? Personne n’a su me répondre. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.







