Question bête, mais quand un club « suit de près la situation » d’un joueur, il se met où ?
Je pose la question parce que j’ai lu l’article de Walfoot dans le train de 7 h 32, et j’ai ouvert un nouvel onglet dans mon carnet, l’onglet orange, celui du mercato. Les faits d’abord. Romelu Lukaku est arrivé de Naples au début de la saison à Fenerbahçe. En treize rencontres, il a joué 420 minutes, avec un but et une passe décisive. Il est sous contrat jusqu’à la mi-2027. Et selon les médias turcs, le club souhaiterait déjà se séparer de lui en janvier. Selon Fotomaç, précisément, Fenerbahçe veut mettre un terme à la collaboration. Le club a aussi déjà commencé à chercher un nouvel avant-centre.
Ensuite, les verbes. Le New York City FC et Atlanta United « suivraient » la situation et « souhaiteraient » prendre contact en janvier. Monaco « suivrait également de près ». Trois clubs, tous au conditionnel. J’ai compté : dans ce dossier, il y a plus de conditionnels que de buts.
J’ai demandé autour de moi ce que voulait dire « de près ». On m’a répondu que c’était comme ça depuis toujours. D’accord, mais encore ? New York est de l’autre côté de l’océan. Atlanta aussi. Suivre de près depuis là, c’est une expression, ou une très bonne paire de jumelles ?
Trois clubs qui suivent, c’est un signe. Je pèse mes mots.
Au basket, j’ai regardé, on dit aussi qu’une équipe « surveille » un joueur. Mais personne ne précise la distance non plus. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Dernière ligne de mon onglet : selon Walfoot, un retour à Anderlecht semble pour l’instant moins probable, parce que le salaire élevé du joueur pose problème. Moins probable que quoi, l’article ne le dit pas. J’ai noté « moins probable » en majuscules et j’ai mis un point d’interrogation. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.






