Alors, tactiquement, il faut d’abord regarder les minutes. Treize rencontres avec Fenerbahçe, 420 minutes de jeu pour Romelu Lukaku, un but, une passe décisive. J’ai sorti la calculette de la buvette, celle qui sert pour les cartes de membre : ça fait un peu plus de trente-deux minutes par match.
Trente-deux minutes, chez moi, c’est le temps que met mon délégué pour retrouver la farde des cartes d’identité. C’est aussi, à peu près, le temps de jeu d’un joueur qui monte à l’heure parce qu’il devait d’abord aller chercher les enfants. Je connais bien ce profil. Je ne l’ai jamais mis dehors en novembre.
Et pourtant, selon les médias turcs, Fenerbahçe souhaiterait déjà se séparer de lui au mercato hivernal. Selon Fotomaç, le club veut arrêter la collaboration en janvier. Il est arrivé de Naples au début de la saison, il est sous contrat jusqu’à la mi-2027. Le club a déjà entamé la recherche d’un nouvel avant-centre.
Ça, la recherche d’un avant-centre, je le mets en place tous les mois de juin. Une affiche punaisée au-dessus du kicker, mon numéro de GSM, et la mention « 4-4-2, ambiance familiale ». En général, le seul qui appelle, c’est le beau-frère du trésorier.
Pour le reste, c’est le feuilleton habituel. Le New York City FC et Atlanta United suivraient la situation et voudraient prendre contact en janvier. Monaco aussi suivrait de près. Et selon Walfoot, un retour à Anderlecht semble pour l’instant moins probable, à cause de son salaire élevé. Je ne commente pas les salaires. Mon club paie en cornets de frites, et encore, pour le collectif.
Question bête, mais suivre de près, c’est à combien de mètres ?
Moi, un attaquant à trente-deux minutes par match, je le garde et je lui donne les deux devant. À un terrain plat près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.



