Auxerre et Le Mans ont fait match nul 1-1, dimanche, en Ligue 1. Je l’ai lu lundi, à la friterie. Le score n’avait pas changé. Le reste m’a occupé plus longtemps.
Une tête de Lucas Buades. Une déviation de Danny Namaso vers son propre but. Paul Nardi, le gardien d’Auxerre, semblait avoir repoussé le ballon sur sa ligne. L’arbitre, Willy Delajod, a laissé jouer. Puis sa montre a vibré. But.
Will Still, l’entraîneur d’Auxerre, a dit au micro de Ligue 1+ que le ralenti 3D montrait le gant de Paul Nardi. Que c’était impossible. On lui a expliqué que seules deux des quatre montres avaient vibré. « Je ne sais pas comment leurs images fonctionnent. Ils m’ont dit qu’ils avaient eu un problème informatique, que c’était inédit », a-t-il dit.
Quatre montres. En 1980, l’arbitre en avait une. Elle donnait l’heure. Pour la ligne, il y avait un homme avec un drapeau, et ses yeux. Il se trompait parfois. On le savait. On rentrait manger.
Aujourd’hui l’arbitre laisse jouer, et il attend que son poignet décide. Je ne critique pas. Je compare.
J’ai regardé ma montre, à la friterie. Elle ne vibre pas. Elle n’a jamais eu de problème informatique. Elle retarde de deux minutes depuis 1976, et je n’ai jamais appelé ça inédit.
Question bête, mais si deux montres disent non, est-ce qu’on les écoute un jour ?
Cameron Archer a égalisé quelques minutes plus tard. Auxerre reste 12e. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.






