Question bête, mais combien de montres faut-il pour un but ? Je pose la question parce que dimanche, Auxerre et Le Mans ont fait 1-1 en Ligue 1, et qu’un des buts a été donné par une montre.
Je reprends dans l’ordre, mon carnet ouvert à l’onglet « lignes ». Lucas Buades place une tête. Danny Namaso la dévie vers son propre but. Paul Nardi, le gardien d’Auxerre, semble repousser le ballon sur sa ligne. L’arbitre, Willy Delajod, laisse le jeu continuer. Puis sa montre signale un but, grâce à la goal-line technology. On m’explique que c’est un système qui sait si le ballon a franchi la ligne, et qu’il prévient l’arbitre au poignet.
Will Still, l’entraîneur d’Auxerre, a parlé au micro de Ligue 1+. Selon lui, le ralenti 3D montre le gant de Paul Nardi, et il est impossible que le ballon soit entré. Puis il a raconté ce qu’on lui avait expliqué : seules deux des quatre montres avaient vibré. « Je ne sais pas comment leurs images fonctionnent. Ils m’ont dit qu’ils avaient eu un problème informatique, que c’était inédit », a-t-il dit.
Il y a donc quatre montres. J’ai noté. Deux ont vibré, deux non. Et le but compte. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait ce que pensent les deux autres. Elles se sont tues. Au basket, ça n’existe pas, j’ai regardé : le panier fait un bruit, tout le monde l’entend, même au dernier rang.
Deux sur quatre, ma petite, c’est la majorité quand ça va pour nous.
J’ai aussi souligné le mot « inédit » trois fois. Une première, c’est une bonne nouvelle d’habitude, non ? Cameron Archer a égalisé quelques minutes plus tard pour Auxerre, qui reste 12e. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.



