Alors, tactiquement, Auxerre et Le Mans ont fait 1-1 dimanche en Ligue 1. Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est le but du Mans. Une tête de Lucas Buades, déviée par Danny Namaso vers son propre but, et Paul Nardi, le gardien d’Auxerre, qui semblait l’avoir repoussée sur sa ligne. L’arbitre, Willy Delajod, laisse jouer. Et puis sa montre signale but. La goal-line technology.
Will Still, l’entraîneur d’Auxerre, n’était pas content. Au micro de Ligue 1+, il a dit : « Ce qu’on voit sur le ralenti 3D de la goal-line technology, c’est le gant de Paul. Si vous voyez l’image de derrière le but, sachez que c’est impossible que le ballon soit entré dans le but ». Il a aussi expliqué qu’on lui avait dit que seules deux des quatre montres avaient vibré. Et il a ajouté : « Je ne sais pas comment leurs images fonctionnent. Ils m’ont dit qu’ils avaient eu un problème informatique, que c’était inédit ».
Quatre montres. J’ai ouvert ma farde pour vérifier. Chez nous, dimanche à trois heures, on a une montre. La mienne. Elle ne vibre pas, elle fait tic-tac, et quand le ballon frôle la ligne sur le terrain 2, celui qui est en pente, c’est le délégué qui tranche. Il est derrière le but avec sa jatte de café. Lui, il ne tombe jamais en panne informatique. Il tombe parfois en panne de café, c’est autre chose.
Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin de goal-line technology : il a le délégué. Deux montres sur quatre, ça fait la moitié du staff technique qui est d’accord. En P3, avec la moitié du staff d’accord, on joue le match, hein.
Quatre montres pour une ligne blanche. On en avait zéro. La ligne était toujours là.
Cameron Archer a égalisé quelques minutes plus tard. Ça, je le mets en place le mardi : on encaisse, on ne discute pas, on remonte. Enfin, quand ils sont onze. Auxerre reste 12e.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.



