L’Ifab ne prolongera probablement pas l’essai du hors-jeu « daylight » d’Arsène Wenger. Ses comités football et technique n’ont pas trouvé assez de soutien, mardi. J’ai lu ça à la friterie, dans mon hebdomadaire, entre deux fricadelles.
Le principe était simple. Un joueur est en jeu si une partie quelconque de son corps est à hauteur de l’avant-dernier adversaire. Une partie quelconque. Un genou. Un talon. Une épaule. On en était donc arrivés à juger un attaquant au morceau.
En 1980, ça ne serait jamais arrivé. Je n’ai jamais eu besoin de savoir quel orteil avait dépassé. Je ne m’en portais pas plus mal.
L’essai a été mené toute l’année en Canadian Premier League. Résultat : 54 % de décisions de hors-jeu en moins, 13 buts de plus sur 112 matches, et une ligne défensive qui a reculé de trois mètres. Trois mètres. Je ne critique pas. Je compare. De mon temps, une défense reculait quand l’arrière central avait mal au dos, et on ne le mesurait pas.
La même ligue testait aussi le Football Video Support, une VAR où l’entraîneur peut contester deux décisions par match. Ça a limité l’effet de l’essai, dit la BBC. Une innovation qui en freine une autre. Il y a une forme de justice là-dedans.
Les comités ont aussi regardé les tirs au but. Le capitaine qui gagne le tirage choisirait le côté ou le premier tir, l’autre recevrait le reste d’office. Cette idée-là a du soutien. On réforme maintenant la pièce de monnaie.
Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là. Celui-ci, apparemment, l’Ifab aussi.
Une ligne qui recule de trois mètres, moi je l’appelle le terrain 2. Elle descend toute seule, avec la pente.
Ces réunions ne sont qu’une première étape vers d’éventuels changements des lois du jeu pour 2027-28. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : BBC Sport.







