Question bête, mais : quelle partie du corps ? J’ai ouvert l’onglet « hors-jeu » de mon carnet dans le train de 7 h 32, et j’ai relu l’essai d’Arsène Wenger. Un joueur est en jeu si une partie quelconque de son corps est à hauteur de l’avant-dernier adversaire. Quelconque. J’ai souligné deux fois.
L’Ifab, qui écrit les lois du jeu, ne prolongera probablement pas cet essai, faute de soutien dans ses comités mardi. Ces comités sont faits d’anciens joueurs, d’entraîneurs et d’arbitres. J’ai noté qu’aucun n’était une ligne.
Il a été testé toute l’année en Canadian Premier League. Les chiffres sont plutôt nets : 54 % de décisions de hors-jeu en moins, 13 buts en plus sur 112 matches. Et la ligne défensive a reculé de trois mètres. J’ai d’abord cru que c’était une ligne peinte. C’était des gens.
Au basket, ça n’existe pas, j’ai regardé. Il y a une zone, on y reste trois secondes, c’est tout.
Ce qui m’a le plus intriguée, c’est qu’au même moment la ligue testait aussi une version de la VAR où les entraîneurs peuvent contester des décisions deux fois par match. Ça a limité l’effet de l’essai. Donc on a testé une règle et, en même temps, un moyen de la contester. Je creuse.
Deux contestations par match ? Moi j’en fais deux par minute en tribune 2, et gratuitement.
D’autres idées ont été discutées. Un compte à rebours de cinq secondes, qui existe déjà pour les touches et les dégagements, pourrait aller aux coups francs et aux corners : peu de soutien. Pour les tirs au but, le capitaine qui gagne le tirage choisirait le côté ou le premier tir, l’autre aurait le reste. Ça, ça plaît.
J’ai vérifié, et c’est seulement une première étape vers d’éventuels changements pour 2027-28. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BBC Sport.




