Question bête, mais si les prix se distribuent en avril ou en mai, qui les garde entre-temps ?
Je reprends. Le Club de Bruges gagne. Son entraîneur, Ivan Leko, est inquiet. Ça, j’ai mis un moment à le noter dans le bon onglet. Dans un entretien à Het Nieuwsblad, il dit que son équipe « joue avec le feu » depuis quelques semaines. Contre Lokeren, le RC Lens et le STVV, Bruges s’en est bien sorti à chaque fois, mais selon lui il ne peut pas continuer à compter sur une issue favorable.
Puis il a dit ceci : « Je l’ai déjà dit : les prix ne se distribuent pas en octobre ou en novembre, mais en avril ou en mai. Dans trois semaines, tout le monde aura déjà oublié notre série d’octobre, hein. »
Donc j’ai un calendrier. Octobre : on gagne, ça ne compte pas encore. Novembre : pareil. Dans trois semaines : tout le monde oublie octobre. Avril ou mai : les prix. J’ai demandé à la rédac pourquoi on joue sept mois pour une distribution au printemps. On m’explique que c’est comme ça depuis toujours, d’accord, mais encore ? Au basket aussi, il y a des playoffs, j’ai regardé. Mais personne ne m’avait prévenue qu’il fallait oublier l’automne.
Oublier octobre ? Jamais. Octobre, c’est historique. Je pèse mes mots.
Autre mystère : les fleurs. Leko a dit que depuis le match à l’Inter, « tout le monde nous lance des fleurs et nous sommes top, alors que nous ne le sommes vraiment pas encore ». Avant Milan, d’après lui, Bruges était « assez bon pour la Belgique, mais pas suffisant pour exister en Ligue des champions ». J’ai cherché qui lance les fleurs. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait. Tout le monde, apparemment.
Il veut retrouver le Club de la deuxième mi-temps contre Aston Villa, l’Inter et Lens, et dit qu’il reste beaucoup de marge de progression. J’ai ouvert un onglet « avril ou mai ». Il est vide pour l’instant, c’est normal.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




