Le Club de Bruges gagne. Son entraîneur est préoccupé. J’ai lu cela à la friterie, le lundi, et j’ai reposé mon cornet.
Ivan Leko a parlé à Het Nieuwsblad. Il trouve que son équipe « joue avec le feu » depuis quelques semaines. Lokeren, le RC Lens, le STVV. Bruges s’en est bien sorti chaque fois. Selon lui, cela ne peut pas durer.
Un entraîneur qui gagne et qui ne se félicite pas. Je ne critique pas. Je salue. C’est assez rare pour être noté.
Puis il a dit ceci : « Les prix ne se distribuent pas en octobre ou en novembre, mais en avril ou en mai. Dans trois semaines, tout le monde aura déjà oublié notre série d’octobre, hein. »
Là, je ne suis pas d’accord. Personne n’oublie rien. J’ai vu Anderlecht-Standard 1976 debout, sous la drache. Je m’en souviens encore. L’octobre de Bruges, je m’en souviendrai aussi. Par principe.
Il parle aussi des fleurs. Depuis le match à l’Inter, « tout le monde nous lance des fleurs », a-t-il dit, alors que Bruges n’est « vraiment pas encore » au sommet. Les nombreux compliments n’aident pas les jeunes à rester affûtés, d’après lui. En 1980, on ne lançait pas de fleurs. On disait « ça allait ». Les jeunes restaient affûtés, faute de mieux.
Question bête, mais qui les lance, concrètement, les fleurs ?
Il veut retrouver le Club de la deuxième mi-temps contre Aston Villa, l’Inter et Lens. Garder la faim. Et il dit : « Nous n’avons pas du tout encore atteint la stabilité que nous voulons. Il y a encore tellement de marge de progression. »
Un entraîneur qui trouve que tout n’est pas parfait. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis pour celui-là. J’ai découpé l’article. Je le relirai en mai.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




