Question bête, mais quand un club dit qu’il soutient son entraîneur, ça veut dire quoi, exactement ? J’ai ouvert un nouvel onglet dans mon carnet, « confiance », dans le train de 7 h 32, avec l’entretien de Kenneth Bornauw à HLN.
Le CEO d’Anderlecht dit qu’il garde sa confiance en Vítor Bruno. Puis il dit, je traduis fidèlement : « Ce n’est pas parce que nous exprimons notre confiance en Vítor Bruno que nous sommes satisfaits ou d’accord avec tout ce qu’il a fait ces dernières semaines. » J’ai écrit les deux phrases l’une sous l’autre. Elles tiennent sur la même page.
Ensuite, il précise : « Le fait est qu’il n’est aujourd’hui pas question d’une motion de défiance. Il n’y a pas non plus d’ultimatum où il n’aurait plus que trois matchs. Aujourd’hui, nous le soutenons pleinement et nous voulons sortir de là ensemble », a-t-il dit à HLN. On m’explique que, dans le football, il faut parfois dire qu’il n’y a pas d’ultimatum. J’ai vérifié, et en fait personne n’avait parlé d’ultimatum dans mon carnet avant lui.
Il y a aussi une liste : le rendement dans les seize mètres, l’impact de la trêve internationale, la solidité mentale et les choix de l’entraîneur à l’extérieur. J’ai compté trois points annoncés. J’en ai noté quatre choses. Le troisième point en contient deux, c’est très efficace.
Et il a dit que parfois, il faut enlever les gants de velours pour nommer les choses clairement. Au basket, on ne porte pas de gants, j’ai regardé. Sauf le gardien, ici, mais il n’a pas été cité.
Soutien total avec trois points à améliorer, c’est historique. Je pèse mes mots.
Les chiffres, eux, sont dans l’entretien : éliminé de la Coupe par Beerschot, battu 4-0 à La Gantoise, trois défaites sur neuf matchs de championnat, toutes à l’extérieur. À domicile, seulement Lyon. L’ambition reste le top trois. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




