J’ai lu l’entretien de Kenneth Bornauw à la friterie, le lundi, comme le reste. Le CEO d’Anderlecht garde sa confiance en Vítor Bruno. Il dit aussi qu’il n’est pas d’accord avec tout ce que l’entraîneur a fait ces dernières semaines. Les deux phrases sont dans le même entretien.
Il parle des expected goals. Anderlecht marque moins que la moyenne de la Pro League au regard des buts attendus et des occasions créées. Je relis. Des buts attendus. En 1980, on attendait aussi des buts. On appelait ça regarder le match.
Je ne critique pas. Je compare.
Il dit encore qu’après la trêve internationale, le rapport entre occasions créées et concédées a évolué défavorablement. Il a fallu une phrase entière pour dire ce que le tableau d’affichage du Parc Astrid disait en deux chiffres.
Il y a environ 32 joueurs dans le noyau, selon lui. Il en voudrait quatorze ou quinze de base, avec une hiérarchie et un onze type. Là, je suis d’accord. Un onze type, on le connaissait par cœur. On le récitait dans le tram.
« Il y a eu trop d’expérimentation alors que nous devons performer chaque semaine », a-t-il dit à HLN. Le mot expérimentation, dans un vestiaire. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
Trente-deux joueurs. Moi j’expérimente quand il en manque deux.
Il n’y a ni motion de défiance ni ultimatum de trois matchs, dit le CEO. L’ambition reste le top trois. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




