Six cents. Six cents supporters d’Anderlecht en Croatie un jeudi soir. Là, c’est historique. Je pèse mes mots. Moi, je suis tout club belge en Europe, c’est dans mon règlement intérieur, alors jeudi, je suis de Bruxelles.
Maintenant, la température. Premier match de la phase de ligue : défaite contre Lyon. Une honte. Je pèse mes mots. Le week-end passé : victoire au Cercle de Bruges, étriquée, dans les derniers instants. Historique. Enfin, pas mal. Et juste après ce match-là, Vitor Bruno a dit : « Jouer mal et prendre les trois points à chaque match ? Ou est-ce que je peux signer pour ça ». Mon groupe WhatsApp « Les Diables du dimanche » a explosé. Mon beau-frère a mis trois émojis, je ne les recopie pas ici.
Moi, honnêtement, je signe aussi. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si. Mais il a ensuite demandé de ne pas sortir la phrase de son contexte, et il a dit qu’Anderlecht avait déjà fait de bonnes performances cette saison. Donc on a joué bien ET on a signé pour jouer mal. Les deux. C’est exactement mon thermomètre.
En face, le Dinamo a partagé l’enjeu contre l’Hapoel Beer Sheva. Vitor Bruno dit que c’est la meilleure équipe de Croatie, en 4-3-3 intense. Et côté Anderlecht ? Pas de Giulian Biancone dans l’axe défensif. Douze joueurs perdus pendant la trêve, selon Vitor Bruno, dont cinq titulaires au Cercle. Douze. Une honte. Et pourtant il se dit très content de l’énergie montrée. Il y a du positif, ça se voit.
Douze joueurs perdus et content de l’énergie : il a le profil pour la P3, hein.
Il a aussi rappelé qu’Anderlecht avait déjà changé le cours d’un match à trois reprises. Trois. J’ai vérifié sur mes doigts, ça tombe juste. Cornet de frites prêt pour jeudi, pour le moral. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




