Le président de Naples veut supprimer la mi-temps. Aurelio De Laurentiis l’a dit à Rome, au sommet TEHA Club. Je l’ai lu lundi, non, aujourd’hui, à la friterie, dans Football Italia que mon neveu m’a imprimé. Je n’ai pas fini mon cornet.
Il a dit, en anglais, que je traduis : « Il n’y a pas de règles sacrées simplement parce qu’elles existent depuis cent ans. » Cent ans. C’est précisément ce qui les rend sacrées. Je ne critique pas. Je compare.
Sa raison : un enfant à la maison n’attendra pas la fin des quinze minutes. Il sera perdu avant la reprise. Je veux bien. Mais l’enfant reviendra. Moi, j’avais dix ans à Sclessin, il faisait caillant, et la mi-temps servait à taper du pied pour garder ses orteils. Personne ne s’est perdu. On avait froid, ensemble.
Il est aussi producteur de cinéma à Hollywood. Cela explique la session, intitulée « Cinéma et football : la fin du monopole de l’attention ». Au cinéma, il y avait un entracte. Le cinéma l’a supprimé. Le football devait être le dernier endroit où l’on avait le droit de sortir acheter quelque chose.
Football Italia rappelle que la finale de la Coupe du monde 2026 a, elle, allongé la mi-temps pour un spectacle. Donc on l’allonge quand il y a un chanteur et on la coupe quand il y a un enfant. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
Sans mi-temps, je fais ma causerie quand ? Pendant la touche ?
Je garderai mes quinze minutes. Je les passerai assis, à regarder le terrain vide. C’est ce que j’ai toujours fait. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Football Italia.







